Les trésors du pays du Matin calme
The Lowe Art Museum, Miami
Créé pour l'université de Miami et premier musée de Floride, il voit le jour en 1950 gràce au don de Joe et Emily Lowe. Il abrite aujourd'hui pièces d'artisanat, objets culturels et oeuvres d'art provenant du monde entier.
Read morePhillips collection, Washington, DC
Bridgeman représente la collection de Ducan Phillips qui souhaitait créer un musée consacré à l'art moderne et à ses origines.
Read morePhiladelphia Museum of Art
Bridgeman représente maintenant la collection d'art américaine la plus grande et la plus respectée.Legs de l'exposition universelle de 1876, le musée abrite une collection de 225 000 pièces couvrant plus de 2 000 ans.
Read more
La Corée vivrait-elle un nouvel âge d’or ? Le Sud de la péninsule connait depuis trente ans un formidable essor. Devenu une puissance économique de premier plan, l’hôte du dernier sommet du G20 est aussi l’un des foyers culturels les plus vivants d’Extrême-Orient. Ses cinéastes se distinguent dans les festivals internationaux. Les séries télé « made in Korea » font la joie des spectateurs du sud-est asiatique. Et les chanteurs pop du Pays du Matin calme font se pâmer les adolescentes de Pékin à Jakarta.
Vu d’Europe, la culture coréenne est souvent confondue avec celles de la Chine et du Japon. La péninsule a en effet reçu tout au long de son histoire l’influence de ses puissants voisins.
Un premier Etat coréen émergera de la tutelle chinoise à partir du VIIe siècle. Il conservera l’écriture, les institutions politiques et la religion de l’Empire du milieu. Le Bouddhisme deviendra religion officielle de certaines cours, imprégnant la culture, l’éducation et les arts de la Corée médiévale.
Au XVe siècle le pays connaitra un épanouissement culturel et artistique sans précédent. Si le royaume recevra de la Chine la sagesse confucéenne, la culture coréenne s’émancipera de l’influence de son voisin, en créant un alphabet coréen différent des idéogrammes chinois.
Après ce premier âge d’or, la Corée redeviendra le vassal de la Chine sous la dynastie Mandchoue. Elle ne quittera cette domination que pour tomber sous le joug japonais. A l’issue de la seconde guerre mondiale, le pays retrouvera son indépendance au prix d’une partition en deux Etats.
Dernière frontière de la guerre froide, la ligne qui sépare les deux Corées peut à tout moment se transformer en champ de bataille. L’actualité récente en témoigne. Dans ce contexte de tension, la présence américaine n’est pas que militaire. Elle est aussi économique et culturelle, ouvrant désormais la Corée du Sud à l’influence occidentale.
Cet héritage a nourri une culture coréenne originale, déclinant sous d’infinies variations des thèmes chinois ou japonais, dans l’architecture, la sculpture, la peinture et toutes les formes d’expressions artistiques. Des trésors que nous commençons tout juste à découvrir.

