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Rodin l’artiste et le collectionneur

Photo reportage sur le Titanic

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Simon Marsden (1948-2012)

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L'empire Marketing Board

The Manchester Art gallery possède une intéressante collection d'affiches de l'EMB. L'organisation conservatrice a oeuvré pendant 7 ans à la promotion du commerce à travers tout l'empire britanique.

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« L’Âge du bronze ». Bronze d’Auguste Rodin, 1877.

Au printemps prochain, le Musée Rodin consacrera une exposition à la collection éclectique que l’artiste avait rassemblée. Le sculpteur aimait s’entourer d’antiquités grecques, romaines, égyptiennes ou de sculptures médiévales. Il appréciait également le travail de ses collègues peintres, et avait acquis des toiles de Van Gogh, de Monet ou de Renoir. Ces chefs-d’œuvre cohabitaient avec ses propres sculptures et dessins. Revenons sur un artiste inclassable, dont l’œuvre aura marqué la sculpture du XXe siècle.
Né à Paris en 1840, le jeune Rodin suit l’enseignement de la petite école, ancêtre de l’école normale supérieure des arts décoratifs. Entre 1864 et 1877, il collabore avec des sculpteurs-ornemanistes réputés sur de grands chantiers à Paris et à Bruxelles. Puis, un long voyage en Italie lui permet de découvrir les chefs-d’œuvre classiques.
A son retour à Paris, en 1877, L’Âge d’airain le rend célèbre. L’impression de vie qui se dégage de cette œuvre suscite l’admiration, mais crée aussi un scandale. Certains l’accusent d’avoir réalisé un moulage sur un modèle vivant. Son style s’affirme l’année suivante avec un Saint-Sébastien d’une grande expressivité. Puis se succèderont La porte de l’enfer, Le Penseur, Les Bourgeois de Calais, Le Baiser, Balzac, L’Homme qui marche…
Au fil des œuvres, Rodin se libère des conventions académiques. Il n’hésite pas, tel Michel-Ange en d’autres temps, à s’éloigner des règles anatomiques pour accroitre l’expressivité de ses statues. A l’équilibre, il préfère souvent le déséquilibre, comme dans Le Penseur. Pour son Balzac, il laisse son œuvre dans une gangue de matière brut, au risque d’essuyer le refus de ses commanditaires. Il n’hésite pas non plus à affronter le scandale d’un Baiser, dont la sensualité a pu choquer.
Cette liberté et ces scandales n’entament en rien son succès. Rodin reçoit tous les honneurs officiels et bénéficie de commandes publiques en France, mais aussi en Belgique et même en Angleterre.
Auguste Rodin disparaît en 1916, à l’âge de 77 ans, après avoir fait don à l’Etat de son hôtel particulier, de son atelier et de ses collections, en vue de la création d'un musée à son nom.

« Saint-Jean Baptiste ». Bronze d’Auguste Rodin, 1878-80.
« Le Penseur ». Bronze d’Auguste Rodin.
« Les Portes de l’enfer ». Bronze d’Auguste Rodin, 1878-90.
« Le Baiser ». Marbre d’Auguste Rodin, vers 1888-1898.
« L’Idole éternelle ». Marbre d’Auguste Rodin, vers 1889.
« L’Homme qui marche ». Bronze d’Auguste Rodin, vers 1900.
« Les Bourgeois de Calais ». Bronze d’Auguste Rodin, achevé vers 1888.
« Les Bourgeois de Calais ». Bronze d’Auguste Rodin, achevé vers 1888.
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