André Leroi-Gourhan aux origines de l’art
Photo reportage sur le Titanic
Du nouveau dans nos collections : les photographies du Père Franck Browne constituent une chronique visuelle de la vie à bord du paquebot avant la catastrophe.
Read moreSimon Marsden (1948-2012)
C'est avec une trés grande tristesse que Bridgeman vous fait par de la disparition brutale de Simon Marsden, artiste photographe et ami de longue date.
Read moreL'empire Marketing Board
The Manchester Art gallery possède une intéressante collection d'affiches de l'EMB. L'organisation conservatrice a oeuvré pendant 7 ans à la promotion du commerce à travers tout l'empire britanique.
Read more
Il y a tout juste cent ans naissait André Leroi-Gourhan. Son travail, à la croisée de l’archéologie, de l’ethnologie et de l’anthropologie, a permis de renouveler les méthodes archéologiques et l’interprétation des œuvres d’art préhistoriques.
Les lectures traditionnelles de ces peintures les reliaient à la magie, au chamanisme ou au totémisme. André Leroi-Gourhan a replacé ces œuvres dans leur contexte, et vu ces abris sous roche comme des sanctuaires religieux. Dans ce sens, il préfaça un ouvrage intitulé « Lascaux, Chapelle Sixtine de la préhistoire ».
En établissant des séries statistiques, et en tenant compte des anfractuosités de la roche comme élément à part entière de ces représentations, le préhistorien a mis à jour une logique sous-tendant ces figures. Aurochs et chevaux seraient connotés mâles et femelles, aussi André Leroi-Gourhan a-t-il pu interpréter ces peintures comme des symboles masculins et féminins.
Par ses méthodes de fouilles, par ses hypothèses de lecture, et par ses interprétations audacieuses, André Leroi-Gourhan a nourri la réflexion de toute une discipline pendant près de cinquante ans. Avec ses disciples et ses successeurs, il a donné à voir et à comprendre les trésors spirituels et artistiques les plus anciens de l’humanité.

